10 mars 2008
Municipales 2008
Qui a gagné, qui a perdu ? Difficile de se faire une idée au lendemain de ces élections municipales et cantonales. Une chose est sure, la gauche, et le PS en particulier, a gagné. En revanche, le tsunami rose tant annoncé n'a pas vraiment eu lieu même si les résultats sont plutôt encourageants pour une opposition à la recherche de programme et de leader.
Deuxième inquiétude : le gouvernement a-t-il été sanctionné ? Pas vraiment. Treize des vingt-et-un ministres sont élus. Parmi les stars, on trouve Éric Besson (dit le traitre), Hervé Morin (l'opportuniste), Xavier Bertrand (le premier de la classe). Si vous y voyez une sanction...
Hors gouvernement, d'autres figures de droite ont aussi très bien tiré leur épingle du jeu. Figure de proue, Alain Juppé. Le meilleur d'entre nous a été réélu au premier tour. Une tradition bordelaise, il est vrai, mais un soulagement pour celui qui a avait été battu aux législatives, ce qui lui avait coûté sa place au gouvernement.
A gauche aussi, l'embellie a profité à quelques personnalités. C'est le, cas pour Martine Aubry qui, avec 49,6 % des suffrages, manque de peu la réélection au premier tour à Lille. Quant à Delanoë à Paris, ça plane pour lui. Avec 41,9%, il écrabouille Françoise de Panafieu (27,7%) dont on essaie encore de comprendre la campagne.
Autre homme de gauche heureux : Gérard Collomb. Le maire sortant de Lyon, avec 52,96 % des suffrages exprimés est assuré de sa réélection. Il inflige une cuisante défaite à Dominique Perben, qui arrive loin derrière avec 30,25 %. Encore un parachutage qui a mal fonctionné...
MoDem : mode d'emploi
Marseille se singularise. Le suspens reste entier. Seuls deux petits points séparaient l'UMP Jean-Claude Gaudin du Socialiste Jean-Noël Guerini. La parole est donc au MoDem, qui a finalement trouvé un acord avec le candidat du PS. Mais M. Gaudin ne s'avoue pas pour autant battu.
Le maire sortant a sorti de ses papiers une lettre signée de la main même du président de la République, dans laquelle ce dernier s'engage à soutenir le développement de Marseille si, bien sûr, le candidat de l' UMP est élu. Argument convaincant. Mais qu'en sera-t-il si le PS l'emporte ?
Ah, j'oubliais ! Et Bayrou là-dedans ? Oui, car si le score du MoDem reste insignifiant au niveau national, environ 4,5%, contre 47% pour la gauche contre 40% pour la droite, le parti du troisième homme de la présidentielle peut faire pencher la balance à gauche ou à droite (c'est la particularité même du centre) dans de nombreuses villes.
Petite particularité de ce mouvement hors du commun, son chef de file, François Bayrou est en deuxième position à Pau avec 33,5% des voix derrière le PS (32,5) et avant l'UMP (28%). Alors, va-t-il s'allier à la droite pour battre la gauche ou l'inverse ? Et si on assistait en direct à l'extinction d'un homme politique ?
18:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, bayrou, modem, gauche, droite, ps, ump











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